Très brièvement, le principe est le suivant :
- On importe les documents textuels (format txt ou pdf) dans le « projet » Weft-QDA. Le projet et les documents sont indépendants : une fois importés, les fichiers sources peuvent être supprimés, déplacés, modifiés…
- On crée les « codes » voulus. Par exemple, si je travaille sur les conditions de vie des étudiants, je peux m’intéresser à leurs déménagements et donc créer un code « Déménagement » ; je m’intéresserais sans aucun doute à leurs ressources financières et créerais un code « Ressources ».
- On code le texte en surlignant les extraits correspondant au code choisi et en le « marquant ». On répète l’opération pour tous les documents importés et pour tous les codes créés.

- Une fois ce travail préliminaire réalisé, on réalise différents « rapports » :
- Un rapport peut se contenter de présenter l’ensemble des extraits codés par un même code, pour l’ensemble des documents. On obtient alors une « compilation » de ces extraits. Par exemple, générer un rapport pour le code « Déménagement » présentera, pour les x entretiens réalisés, l’ensemble des extraits codés « Déménagement ». C’est donc ici une sorte de « tri à plat » qui est effectué.
- Un rapport peut croiser des codes ; cela correspond à une sorte de « tri croisé ». Ainsi, cela revient à demander au logiciel « génère moi un rapport de tous les extraits codés à la fois A et B ».
Le logiciel n’est pas exempt de défauts, qui, une fois connus, ne viennent heureusement pas gâcher ses qualités. Ainsi :
- Il est impossible d’imprimer directement depuis le logiciel. Il faut donc copier/coller les rapports générés dans un logiciel de traitement de texte.
- Il est impossible de modifier les textes importés. Weft-QDA ne peut donc absolument pas faire office d’éditeur de texte.
- Le comportement est un peu étrange dans la mesure où la sélection d’un code — pour coder le texte ou pour effectuer une recherche — se fait toujours depuis une même fenêtre. Les listes déroulantes — qu’on imagine pouvoir présenter l’ensemble des codes afin de les sélectionner rapidement — ne contiennent en réalité que le code sélectionné depuis la fenêtre les regroupant tous.
- Enfin, si les codes peuvent être organisés de manière arborescente, cette fonctionnalité n’a qu’un intérêt organisationnel. Ainsi, si le code « Départ foyer parental » est un code « enfant » du code « Déménagement », les extraits codés « Départ foyer parental » ne sont pas automatiquement codés « Déménagement ». C’est donc manuellement qu’il faudra coder l’extrait à deux reprises.
Mais, comme je le disais, les qualités du logiciel, et sa « nature » même, le rendent vite indispensable :
- L’utilisateur peut coder le texte depuis un rapport. Ainsi, si l’on souhaite analyser 30 entretiens d’étudiants, un premier passage pourra consister à coder tous les extraits, de tous les entretiens, relatifs aux déménagements, pour ensuite générer un rapport sur ce thème et le coder de manière plus précise, plus rapide, et plus efficace (par exemple avec les codes « changement de ville », « même ville », etc.).

- Les « tris croisés » peuvent, évidemment, s’effectuer grâce à l’opérateur booléen « AND », mais aussi avec « OR » et « AND NOT ». Les recherches sont donc susceptibles d’être très fines, d’autant plus qu’on n’est pas limité à deux critères.

- Ces mêmes tris croisés peuvent croiser des codes, mais aussi des extraits « contenant tel terme ».
- Une fonctionnalité (située dans le menu
SearchpuisReview Coding) permet de croiser 2 codes mais, au lieu de générer immédiatement un rapport, présentera, sous la forme d’un tableau à double entrée, le nombre de documents (ou de passages, ou de caractères) correspondant à un tel croisement. Cliquer sur une cellule du tableau générera le rapport correspondant.

On imagine toutes les possibilités d’un tel logiciel. L’analyse d’entretiens, bien sûr, pour laquelle les codes peuvent d’ailleurs ne pas se limiter aux thèmes de la recherche mais représenter d’autres dimensions (par exemple, le niveau de langage…) ; on peut même imaginer coder l’ensemble d’un entretien selon différents codes correspondant à autant de variables socio-démographiques considérées (le sexe, la classe d’âge…) pour ensuite croiser ces variables avec un code thématique. Mais aussi, pourquoi pas, l’organisation de ses notes de lecture, pour peu qu’on dispose des articles ou ouvrages explorés sous forme électronique. Je ne dirais pas qu’on n’est limité que par son imagination… mais presque.
Quelques liens :
- Pour télécharger le lien, c’est ici.
- Framasoft propose une notice pour Weft-QDA.
- On trouve des vidéos de présentation du logiciel sur le site suivant.
Commentaires
Intéressante présentation.
À noter, les vidéos du logiciel ne se trouvent plus sur mon site puisque celui-ci a connu une modification de mandat.
grizzouBonjour !
Je présente ce logiciel sur le site du Réseau francophone international de recherche en éducation relative à l'environnement. Je souhaiterais savoir s'il est possible de trouver les vidéos tutoriels de ce logiciel. Pourquoi ne pas les rendre accessible en les mettant sur le site de l'Asssociation pour la recherche qualitative ?
Par ailleurs, il me semble avoir lu qu'une nouvelles versions de ce logiciel allait sortir. Quant est-il ?
Merci pour votre réponse.
ÉtienneBonne journée.
Bonjour,
Les vidéos, auparavant disponibles sur le site de Grizzou (cf. premier commentaire de ce billet) ne sont plus accessibles pour des questions de droit.
Quant à une nouvelle version, s'il y en a bien une en préparation, sa dernière « release » date d'Avril 2008...
LunaticBonsoir
MMichelJ'ai télécharger et exécuter le logiciel weft qda. Puis à chaque fois que je clique sur l'icone on me demande "exécuter" ..... je ne peux pas l'utiliser.
Merci de m'aider
MMichel
Bonjour,
désolé, aucune idée...
Lunatic